Les Pequenos à Majorque

Ne fais pas ci ! Ne fais pas ça ! Fais comme ça !

Mes amis, me revoici. Je suis Timothée, dit Tim, un des Pequenos rencontrés lors des deux précédentes histoires.

Cette fois-ci, je vais vous raconter notre aventure, survenue après la mise en quarantaine de la France et du monde !

Enfin, nous pouvions partir pour Palma, cela faisait plus de trois mois que nous étions confinés ; conséquence du coronavirus.

Lorsque nous avons appris la nouvelle, au début, nous n’étions pas très inquiets, pour cause, mes parents me disaient constamment.

— Du moment que tu te laves entièrement les mains, pas de souci.

Par la suite, leur discours changea.

— Du moment que tu te laves bien les mains, et que tu n’embrasses personne, pas de souci.

Puis, un peu plus drastique.

— Du moment que tu te laves les mains, n’embrasses personne, et ne serres pas la main, et que tu te tiens à un mètre, pas de souci.

Puis deuxième phase.

— Tu ne vas plus à l’école. Youpi !

Puis troisième phase

— Tu ne bouges plus !

Je ne me doutais pas de la suite.

— Mets le masque !

— Oh secours ! Maman, je fais comment pour respirer ?

Eh oui ! Trois longs mois interminables pour endiguer cette mondialisation du virus.

Au début, je fus content. Plus d’école ! Ne plus s’embrasser !

Mais, non ! L’institutrice était rentrée chez moi par l’intermédiaire du petit écran !

Tout avait changé.

Je ne pouvais plus faire de vélo ou de trottinette, plus d’invitations aux fêtes d’anniversaire. Bref ! Ce fut récréatif durant une semaine, mais à quatre dans un appartement parisien, sans balcon. Imaginez le confinement !

Mon frère Charlie était heureux comme tout, il avait Papa Maman toute la journée. Et Papa, avait maman, et vice-versa.

Je crois bien que beaucoup de choses allaient changer dorénavant, papa a dit :

— On achète une maison, lui qui ne voulait pas s’éloigner de Paris !

De plus, je n’ai jamais vu autant de victuailles dans mon frigo, il y en avait partout. Au début, nous mangions beaucoup de gâteaux, puis maman a décidé de mettre le holà. Il était de plus en plus difficile de se rendre au magasin pour se procurer de la nourriture. Lorsque Papa partait, il revenait généralement deux heures plus tard. Non pas, avec du papier toilette comme demandé, mais avec des piles ou des cartouches d’encre !

Les choses avaient changé. Il y avait l’avant « coronavirus » que ma cousine appelait curieusement le chou-fleur, peut-être par sa forme. Mais il y avait, l’après. Pourtant, mes parents me disaient que ce n’était pas la guerre. Papy et Nanou, que j’avais presque tous les soirs par Skype, me racontaient que mes arrière-grands-parents avaient plus ou moins connu des périodes similaires.

Parfois, ils marchaient plus d’une heure jusqu’au point de ravitaillement. Pour ne revenir qu’avec quelques rutabagas ! C’est quoi au fait le rutabaga ?

Tout avait changé, mais pas nos vacances ! Nous avions retrouvé Papy et Nanou.

Nos congés de Pâques décalés au mois de juillet s’étaient transformés en grandes vacances. Une impression d’avoir vieilli plus vite que prévu. Nous allions reprendre l’école en septembre sans avoir bénéficié de notre longue pause estivale. Mais quel bonheur !

Le premier jour de notre total déconfinement, ce terme n’existait pas jusqu’à présent ! Nous l’avons fêté, comme il se devait ! En fanfare. Nous avons compris, ce que voulait dire le mot liberté.

Nous nous sommes tous retrouvés à célébrer cette journée marquée d’une pierre blanche.

Une fête mémorable, nous sommes restés presque toute la nuit dehors.

Et nous nous sommes dit :

Plus jamais comme avant !

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